Cycliste du dimanche, pour qui chaque jour serait un dimanche. Regard d'un cycliste passionné, vivant quelque part dans l'est de la france. Retours d'expériences sur la route et sur les chemins. Tests de différents matériels, lectures, rencontres, art, tout ce qui touche au vélo...
Une surprise dans ma boîte aux lettres ce matin, une enveloppe en plastique argenté venant de Londres, marquée "Rapha Festive 500", le challenge bien connu des utilisateurs de Strava.
Je suis étonné car je n'ai pas aboutis dans ce challenge en faisant seulement 437 kilomètres entre Noël et Nouvel an au lieu des 500.
Mais comme les échecs étaient également à mettre en avant, avec mon blog, j'avais raconté dans le détails ces sorties hivernales illustrées de vidéos et de photos. Je m'étais ensuite inscrit sur le site de Strava. Je suppose que viens de là, cet envoi du macaron Rapha.
Ce samedi maussade nous oblige à avancer la sortie de l'après midi au matin.
9h, se retrouvent, Alex Stenger, Natale Barreca, Laurent Joly, Arnaud Kremeur et moi, sous une bruine insistante qui va se transformer en pluie, intermittente !
On roule plein sud de Metz, par Fey, puis vallée de la moselle jusqu'à Pagny-s-moselle où nous avons rendez-vous avec la seule côte de la journée, la côte de Preny (2,6 km à 6%) que j'emprunte pour la seconde fois seulement.
C'est une montée bien casse-patte par paliers avec un passage à 18%.
Je vais m'employer à rester au contact du groupe qui grimpe vite, et malgré mes jambes durcies par le froid je vais quand même améliorer mon temps d'ascension.
Regroupement sur le plateau
Après, sur le plateau, dans une bruine persistante, on va foncer, poussé par un vent de trois-quart arrière pour descendre sur Jaulny.
Le retour se fait par la vallée du Rupt de Mad, en prenant des relais à tour de rôle. Nous sommes tous trempés.
A Arnaville, Natale crève de la roue avant. Sous un porche, on s'abrite, tandis qu'il répare. On ressent lentement mais sûrement le froid humide qui transperce nos vêtements après cet arrêt forcé. On repart de plus belle pour se réchauffer.
A Novéant on passe devant un accident de voiture auprès duquel les pompiers s'affairent pour désincarcèrer le conducteur. On jette un oeil en passant car la circulation est fortement ralentie à cet endroit, ou les deux véhicules occupent la moitié de la chaussée. Natale nous dit que peut-être s'il n'avait pas eu cette crevaison on aurait, malgré-nous, été concerné par cet accident...
Qui sait ?
Réparation dans la froidure
Sur les longues lignes droites on va prendre de bons relais pour rentrer au plus vite se sècher. Mes pieds sont complètement mouillés, et je crois que je ne suis pas le seul dans ce cas.
Alexandre me raccompagne jusqu'à mon quartier. Où je suis content de retirer mes chaussures, nettoyer le vélo et prendre une douche : toujours le vélo avant le bonhomme !
Au total 74 km en 2h34.
Parfois, la météo nous réserve de belles surprises, comme ce 6 février, on savait depuis quelques temps que cette journée allait être radieuse, unique en son genre, après des jours de pluie et de vent. Presque 12°, un peu de vent du sud et une belle brochette de gars, au moins une quarantaine, se donnent rendez-vous cet après-midi à Montigny.
On prend le temps de se saluer et de retrouver tel ou tel visage. Je retrouve par exemple Martial Fraioli, qui, il faut le souligner, vient de Forbach en voiture pour venir s'entraîner avec nous. Il ne vient qu'avec le beau temps.
Le pont sous la voie ferrée à Montigny
Ce jour, parcours constellé de grosses bosses de la région : côte de Lorry, côte de Rozerieulle, croix Saint Clément (côté ouest), et côte d'Arry. Le thème de la sortie c'est mettre "la plaque" dans les ascensions et mouliner sur le plat. Jean Denis Becart part avec le groupe compétition, suivi par Alexandre Stenger et moi même avec le groupe sportif, tandis que Fabrice Boddaert prend le groupe loisir pour une boucle différente de la nôtre dans le sud messin.
Nous partons vers le nord de Metz, sur mes terres, et celle d'Alexandre, pour emprunter cette belle côte de Lorry, qui, prise depuis son début à Metz-Devant-Les-Ponts, constitue tout de même une montée par paliers, de 5,3 km à 3% de moyenne ce qui s'apparente presque à un petit col vosgien.
Alex Weber, Christophe et Philippe sur la route de Rezonville
Martial et moi, on joue le jeu en tournant les jambes à 50 tours par minutes en emmenant un braquet de 50x19 ce qui à pour effet de nous retrouver en queue de peloton, car les autres semblent avoir oublié le thème du jour... Qu'importe, on se fait plaisir en discutant tout en montant sur le plateau inondé de soleil, après Lorry. On descend ensuite par la vallée de Montvaux sur Moulins, et se présente la côte de Rozérieulles où là, je vais tourner les jambes un peu plus vite.
A Gravelotte pause bidon pour quelques assoiffés.
Christophe Cartigny et Christophe Corneloup, le sosie de Fabrice
Boddaert...
Direction Rezonville et sa belle petite route qui mène à Gorze, bien exposée au vent de travers qui va fractionner notre groupe en plusieurs pelotons.
La Croix Saint Clément, se monte encore sur la plaque, comme un refrain entêtant, avec ce même vent de travers qui selon certains, va nous pousser dans le dernier raidar avant le sommet.
La descente sur Ancy et ses deux virages en épingle, dangereux, mais comme la route est sêche, ça passe.
Sur la route, rivc droite de la moselle qui mène au pont de Corny, nous roulons calmement avant d'aborder la côte d'Arry, juge de paix séculaire. J'avoue délaisser le grand plateau durant cette ascension pour retrouver un peu de vélocité. Nous sommes accompagné par Ghislain Peiffer qui passait par là, et qui redescendra par où il est venu faute de temps.
Philippe Kientzy, Arnaud André et Alex Weber
début le la Croix Saint Clément
On finit par un classique, Lorry Mardigny, Marieulles, Vezon, la route des vins de moselle, avec ses petits talus, vent de dos ça passe tout seul pour rentrer à Montigny, où nous rencontrons Jean Denis et une partie de son groupe qui viennent d'arriver ainsi qu'une partie du groupe loisir... le temps de papoter et on rentre en petit comité vers le nord de Metz, je raccompagne Alex jusqu'à chez lui et en profite pour refaire un petit bout de la côte où nous sommes passés il y à quelques heures.
Au total, 104 kilomètres en 3h46 et 1160 mètres de D+.
Ce jour du 1er février, je suis né il y a 53 ans, j'aurais voulu faire 53 kilomètres mais c'est pas assez... j'aurais voulu faire 530 kilomètres, mais c'est trop, alors je décide de faire une grosse sortie d'endurance d'au moins 110 kilomètres, avec du dénivelé, en compagnie de quelques copains du VS2M que j'ai averti par FB la veille.
Bernard, Salvatore, François
Je pars à 11h30 pour rouler une heure seul avant le rendez-vous de 12h40 au pied de la route touristique du Saint Quentin. Je ne peux m'empêcher de passer par le col de Lessy, la montée sur Lessy, et encore un petit morceau de Saint Quentin pour redescendre sur le lieu de rencontre.
S'y trouvent Bernard Viennot, Dominique Tozzo qui nous rejoindra plus tard, Salvatore Prati et François Adam. Ces deux derniers, ne feront qu'une boucle de 60 km car ils doivent être rentrés plus tôt. On part sur la route de Pont-à-Mousson face au vent, qui souffle en moyenne à 30 km/h avec des rafales à 60 km/h venant du Sud-Ouest. Sous l'impulsion de Salvatore on se relaie toutes les trente secondes en s'efforçant de garder notre ligne pour ne pas trop se rabattre sur la droite lorsqu'on passe devant. Salva à raison de préciser ceci, car celui qui est devant permet au suivant de profiter de l'aspiration au maximum.
Bernard, devant le superbe viaduc après Waville
On roule ensemble jusqu'à Jaulny et son château. Je me souviens d'un jour d'été de canicule ou on venait là pour se baigner dans le Rupt de Mad.
François et Salva bifurquent pour faire une boucle et rentrer sur Metz. Bernard et moi on continue. Après Thiaucourt on va se prendre de belles rafales de vent de travers contre lesquelles on va batailler durant une dizaine de kilomètres sur la D904. On se relaie péniblement avec la crainte de dévier brusquement de notre trajectoire et embarquer l'autre, tant la force du souffle est puissante. On est souvent "planté" dans les petites bosses à 17 km/h.
pendant ce temps, certains travaillent
Mon gps m'indique de retourner en arrière depuis le départ je ne parviens pas à visualiser le parcours, heureusement que Bernard l'a en tête !
A Euvezin je crève de l'arrière, ça fait deux fois en quatre sorties ! Le temps de réparer, retirer le silex, regonfler, on repart vent de dos et enfin soulagés.
Avant Vieiville-en-Haye, on croise Dominique qui peinait vent de face lui aussi. On se retrouve à trois à foncer dans la descente sur Vandières. Je commence à avoir les jambes dures.
A Novéant on prend à gauche sur Gorze. Vent de travers un instant puis de nouveau dans le dos.
On remonte vers Rezonville, dans la bosse, je lâche un peu de terrain, incapable de suivre mes compagnons, qui vont ralentir à l'orée du bois. Je mange quelques abricots et ça repart.
Gravelotte, Vernéville, je suis déjà à 110 kilomètres. Je quitte mes compagnons à Chatel-saint-Germain pour rentrer par Scy-Chazelle.
Au final, j'arrive à Woippy avec 127 kilomètre en 4h47 et 1278 de D+.