samedi 8 octobre 2016

Les courses du samedi en Allemagne

C'est pas souvent mais ça arrive. Sous l'impulsion de Natale Barreca nous décidons de faire une sortie d'endurance ce samedi, départ 10h et retour vers 15h pour un Gran Fondo de 120 km.
au départ, photo Natale Barreca

C'est pas souvent, mais quand ça arrive c'est chiant : Marc Bettoni en roulant sur le secteur pavé du centre-ville, casse la fixation de sa tige de selle de son tout nouveau vélo, impossible de resserer, même en passant à la sympatique "Maison du Vélo" sorte de garage associatif rue des Tanneurs à Metz.
Marc se voit obligé d'interrompre sa sortie et doit rentrer chez lui, la selle basse. C'est triste. Ca me rappelle la mésaventure de Bernard Wirth il y a quelques mois.
Nous continuons, sortons de la ville en direction de la frontière allemande qui est à une cinquantaine de kilomètre à l'est de Metz.

Loïc et Pierre sous l'averse

Nous avons le vent de face et en duo, nous prenons des relais à tour de rôle. Je discute avec Matthieu Diez nouveau venu, qui à prit une licence FFC chez nous, mais est également licencié à la FFTT, Fédération Française de Tennis de Table ! Pour situer son niveau, il est dans les meilleurs régionaux et il classé 20, les amateurs comprendront. Moi par exemple, lorsque j'étais licencié au SMEC METZ début des années 2000, j'étais au niveau départemental, classé 65. C'est pas le même monde !

pause pipi, photo Natale Barreca
Nous arrivons sur les jolies routes vallonnées qui mènent à Waldwisse et puis nous passons la frontière. Natale me fait aussitôt remarquer que le comportement des automobilistes allemands est plus respectueux envers les cyclistes, ce que nous constatons. Egalement, en allemagne, pas de ralentisseurs. Un véritable confort.
Nous arrivons à Rehling Sierbourg. Malgré une suite de panneaux annonçant quelque chose comme des travaux nous tombons sur une route barrée, le pont qui franchit la Nied est en réfection. Aucun de nous n'a su décripter la langue de Goethe nous prévenant de cette route barrée !

Alexandre, Loïc, Bernard, Matthieu et Alex
On s'arrête un instant pour se ravitailler, car il fait assez froid en roulant, et nous avons déjà essuyé une averse. Nous repartons par une sorte de piste cyclable et rattrapons notre parcours. Le vent est enfin de dos. La vitesse moyenne augmente. Mais sous l'impulsion de Natale, chacun prend soin de ne pas faire de brusque accélération, et de veiller à ce que le dernier ne soit largué.
Notre groupe est bien homogène. Repassé la frontière en France, nous nous relayons en file montante/descendante et rejoignons St Julien-les-Metz sans encombre. Là nous nous nous séparons. Je rentre avec Alexandre Stenger jusqu'au porte de Lorry et rentre sur Woippy.


dimanche 2 octobre 2016

Gentleman de Briey 2016, un jeune + un vieux + le vent

Briey, pas de pluie, soleil, frais ce matin 10°, devant la cité radieuse, on se retrouve avec les potes du VS2M. Mon binôme Florent est déjà arrivé. Nous allons préparer nos montures pour aller s'échauffer, départ pour nous dans une heure. Un an après, deuxième expérience de cette gentleman exigeante.
Je croise Alain Marigliano (qui va faire équipe avec Pascal Jacquemart), que je n'avais plus vu depuis la gentleman de Vigy. 
Je croise aussi le très sympathique Olivier Ricco de la Team Roda, fidèle lecteur du blog.
Aujourd'hui, quelques jeunes champions sont présents : Julien Masson, coureur élite amateur qui revient d'une course par étape en Chine, qui accompagne Jean Charles Martin, trois fois vainqueur de la Charlie Gaul, Quentin Lance, 3e du championnat de lorraine accompagnant Valery Vermion, 2e du championnat de Lorraine...

10h03, Florent et moi on s'élance. Abrité par la forêt en début de parcours on ne ressent pas trop le vent. Arrivé sur le plateau, on perçoit bien cette poussée de travers qui vient de l'ouest, de 15/20 km/h. Nous rejoignons deux ou trois équipes mixtes et l'équipe de Sébastien Liberatore et Philippe Vaccaï partis une minute avant nous. 
On se relaie, mais dans les bosses je reste derrière Flo, incapable de hausser le rythme, comme prévu. Sur le plat, je parviens à repasser devant de temps en temps. Nous arrivons à la moitié de parcours à seulement 32km/h de moyenne ! Le retour permet de profiter une peu du vent de trois quart arrière, mais dés qu'un virage à droite nous déporte, nous le reprenons en latéral. Cette lutte va durer jusqu'à la fin, avec quand même plusieurs pointes de vitesse conséquentes qui vont nous permettre de faire remonter la moyenne. Pas tant que je l'espérais. Nous mettons une minute de plus que l'année dernière lorsque j'avais roulé avec Julien Stenger. Le vent y est pour quelques choses...
Sur la fin nous nous faisons rejoindre par Jean Denis Becart et Pierre Wechsler, nos deux copains de club, qui nous ont repris cinq minutes !
Je finis à l'arrache dans la dernière bosse, tandis que Flo reste à ma hauteur, on dirait qu'il vient de faire une promenade alors que je suis dans le rouge depuis le départ ! Après la ligne d'arrivée, nous allons tourner les jambes doucement pour récupèrer et nous allons faire une photo devant la cité Radieuse.

Résultats sur 48 équipes :
9e - Jean Denis Becart / Pierre Wechsler
16e - Loïc Trouillot / Michel Aubriot
21e - Eric Mantovani / Arnaud André
30e - Pierre Villemin / Florent Gallion
39e - Sebastien Liberatore / Philippe Vaccaï

Jean Denis, moi, Pierre, Florent et Eric devant le modulor du Corbusier











samedi 17 septembre 2016

Recette d'une bonne sortie à vélo

Tant de nuages ce matin, mais à partir de 14h au point de rendez-vous, nous avons le plaisir de les voir disparaître et des copains cyclistes arriver et trois groupes se former comme par magie : un groupe "sportif" avec Natale (douze personnes), un groupe "ambition" avec moi (douze aussi) et un groupe "loisir" (composé de trois personnes qui ont été fort contente de voir un capitaine se proposer pour les guider) pris en charge à l'impromptu et fort gentillement par Rodrigue, mon homonyme, puisqu'il porte le même nom que moi.

Que faut-il pour faire une excellente sortie à vélo ? Une météo favorable, pas trop chaud, pas trop de vent, un groupe pas trop nombreux et d'un niveau homogène, un parcours aux routes variées, et je crois qu'en ce qui concerne le groupe "ambition" nous avons atteint ces modestes objectifs !

Nous fonçons vers le nord de Metz, Amanvillers, Auboué, Homécourt, Briey, Ozerailles... et Croix St Clément pour finir, avant le retour sur Metz par Moulins.

Une rencontre cocasse mais néanmoins inquiétante, se déroule au abords de l'aérodrome de Doncourt, lorsqu'un avion de tourisme en approche de la piste d'atterrissage passe juste au dessus de nous, frêles cycliste sur la route, a quelques mètres au dessus de nos têtes... nous étions éberlués par cette apparition et en même temps ravis de voir cette machine volantes se poser non loin de nous sur la piste.
La réparation de la crevaison, un travail d'équipe !

Ensuite, nous avons pu admirer le soleil déclinant sur les prairies dans la montée de la Croix St Clémént, qui est toujours un régal à l'approche de l'automne vers 16h.

J'ai réussi à soutirer une information de taille à Eric Leblan, qui à enchaîné de belles et dures cyclosportives telles que les 3 Ballons  et le Tour du Mont Blanc. Il roule trois à quatre fois par semaines et il en est en ce mois de Septembre à 19000 kilomètres ! Je comprend pourquoi il n'est pas encore inscrit sur Strava ! Par modestie sûrement. En tout cas on aurait trouvé le concurrent direct d'Eric Mantovani en tant que rouleur de la semaine, voire de l'année... s'il était sur Strava !

Dans la Croix St Clément, je remarque que Michael Lawson grimpe bien, il parvient à faire le meilleurs chrono du groupe, pas mal du tout ! Ainsi qu'un petit nouveau, Michel Koch qui assure bien dans les grimpettes.

Nous sommes rentrés ensuite par différentes routes : moi au plus direct pour rejoindre Woippy. Les autres sont,  soit retournés à Montigny, soit dans leur lieu d'habitation dans la banlieue de Metz.

La recette d'une bonne sortie, sur un rythme soutenu, avec des temps de récupération et des belles accélérations, un paysage varié, des copains sympathiques et pas de vent, c'est peut-être ça...

dimanche 11 septembre 2016

Route ouverte 2016

Piscine de Montigny, ce dimanche matin c'est la "Route Ouverte" du VS2M, où l'affluence d'hier a été équivalente à celle d'aujourd'hui soit une centaine de personnes sur les deux jours.
les capitaines font le point
Ce matin, une soixantaine de participants divisés en quatres groupes.
Le groupe "filles", groupe "loisir", groupe "ambition" et groupe "sportif" allant crescendo au niveau de forme indispensable pour suivre correctement chaque peloton.
A 9h, les différents pelotons s'égayent sur les parcours. Je suis dans le groupe "ambition" en compagnie de Sebastien Liberatore qui a réalisé le parcours vers l'est de Metz et Alexandre Stenger. Nous sommes le groupe le plus nombreux, soit une trentaine.
Nous longeons le canal de Jouy avant de passer par le Ban St Martin.
Arrivé à un feu, quelqu'un crie "crevaison". On s'arrête. On se retourne. Je pars en arrière pour tenter d'identifier qui à crevé. Mais je ne vois personne. La crevaison à eu lieu beaucoup plus loin, presque un kilomètre en arrière. Mais ça on l'apprendra par la suite. Je reviens auprès de Sébastien et l'on se dit que tant pis, on ne peut faire perdre trop de temps à notre groupe il faut qu'on garde un timing correct avec un retour pour midi à Montigny. Et on ne remarque pas l'absence d'Alexandre...

au départ

Nous repartons. Je reste en queue de peloton pour observer les participants, voir ceux qui pourraient lâcher. Je remarque un gars sympa, qui à un peu de mal dans les grimpettes. Il me dit qu'il roule pas beaucoup mais qu'il avait trop envie d'aller dans notre groupe.
Je fais la connaissance de Michael Lawson, un écossais qui vit en France depuis les années quatre-vingt. Il enseigne l'anglais en lycée. Je l'avait croisé au mois de mars, lui sur son VTT, moi en vélo de route. A l 'époque il n'avait que ce type de vélo pour s'entraîner, alors il faisait des circuit route assez régulièrement. Il avait pu me suivre sur une assez longue distance, ce qui dénotait un certain niveau de pratique !

A droite, Michel Aubriot
J'échange avec Michel Aubriot, qui revient d'une sortie hier soir de 346 kilomètres, où il a accompagné Patrick Gilles dans son "Raid de l'Exil", une manière pour lui de militer pour le handicap.
J'ouvre une grosse parenthèse sur ce sujet en citant un article de Libération : Le grand public l’ignore souvent, mais la France se décharge depuis des années d’une partie de ses ressortissants handicapés vers la Belgique : 1 509 enfants, en grande partie autistes, sont scolarisés dans des écoles publiques belges, bien plus en avance que la France dans la scolarisation des enfants handicapés. Les transports jusqu’au domicile des parents, et parfois l'internat, sont pris en charge par l’assurance maladie française.
La Belgique accueille aussi environ 4 000 adultes handicapés français, surtout mentaux, arrivés là faute d’avoir trouvé une place dans un établissement près de chez eux. Plus le handicap est lourd, moins il existe de structures en France prêtes à les accueillir. Sans solution, et parfois poussées par les autorités françaises, les familles acceptent l’exil de leur proche en Belgique. C’est la Sécurité sociale ou le conseil départemental qui finance. De l’autre côté de la frontière, tout un business s’est développé depuis une vingtaine d’années. Aujourd’hui, 140 établissements, en partie privés et à but lucratif, reçoivent exclusivement des ressortissants français. Si certains offrent de bonnes conditions d’accueil, d’autres non, dégageant des bénéfices astronomiques avec l’argent versé par les autorités françaises
Patrick est parti de Privas en Ardèche pour  rallier la Belgique en quatre étapes de 300 km. Ce trajet est sa manière à lui de d'attirer l'attention sur ce sujet. Michel, l'a accompagné de Neufchateau jusqu'à la frontière belge ! il est rentré tard dans la nuit chez lui à Courcelles Chaussy (en voiture). Il est parmi nous pour faire sa sortie de récupération ! Patrick Gilles est aussi l'initiateur de la confrérie des Sept Majeurs auquel à participé Michel récemment.


Sébastien et Michael
Nous arrivons à Charleville sous bois. Arrêt fontaine. Le groupe du palais des sports qui passe par là au même moment, nous rejoins. Ce sont des retrouvailles de copains avec effusions multiples !
Nous repartons dans le petit raidar de 800 mètres à 10% qui suit.
Au sommet, nous nous faisons doubler par une voiture, qui à l'audace de le faire sans visibilité. Au même moment un motard arrive en sens inverse ! Pour éviter la collision, le motard part en dérapage, la moto couchée glisse jusqu'à la voiture qui à pilée, le motard, éjecté et continue sa glissade sur le bitûme, il passe tout prêt de moi, me touche au niveau de la pédale gauche, j'ai juste le temps de faire un léger écart mais pas trop pour éviter d'aller dans le fossé. Je constate plus tard rentré à la maison, qu'il m'à touché aussi, mais sans gravité, la cheville gauche car j'ai une grosse bosse qui ne m'avait pas dérangée jusqu'auparavant.
Tous le groupe s'arrête, entoure la voiture, le pauvre motard se relève et engueule l'automobiliste. Voyant qu'il n'à pas de dommage corporel, nous préférons repartir pour éviter d'obstruer la chaussée. Je l'ai échappé belle !

Entretemps Alexandre et l'infortuné qui eu une crevaison, nous rejoignent.

Nous repartons encore un peu choqué par l'incident.
La route et le paysage sont tellement beau que nous parvenons à retrouver de l'allant et du plaisir à rouler. Ensuite nous préférons diviser notre groupe "Ambition" en deux. Avec Alexandre, nous repartons à seize, l'autre groupe à peu près autant, avec Sebastien, ils attendent Paul qui a des ennuis de dérailleur.

Moins nombreux, nous nous organisons plus facilement en file montante et descendante pour lutter contre un petit vent d'est. Le groupe est bien homogène, composés des plusieurs membres du vélo club de Marly et d'autres gars dont je n'ai pas bien identifié la provenance.
Nous passons la fameuse bosse d'Aboncourt assez vite,  attendons les retardataires, mais il y en à peu. Puis nous fonçons sur Montigny, en passant par Metz-Nord,  où nous attend un bel apéro récupérateur...

Belle sortie, malgré ces petits incidents, qui nous a permis de rencontrer de nouveaux visages, peut-être des futurs adhérent du VS2M.

Nous sommes toujours sensibles à la sécurité sur la route, et même si parfois on peut se sentir loin de ces problématiques lorsqu'on roule sur une petite route départementale, il faut savoir rester vigilant. Cette incident entre une voiture et une moto aurait pu très mal se passer et créer des dommages humains parmi le groupe que nous étions. La chance et la présence d'esprit du motard, qui à choisi dans son malheur, la meilleure option pour éviter, à la fois la voiture, et le peloton de cycliste, en ont décidés autrement !