Cycliste du dimanche, pour qui chaque jour serait un dimanche. Regard d'un cycliste passionné, vivant quelque part dans l'est de la france. Retours d'expériences sur la route et sur les chemins. Tests de différents matériels, lectures, rencontres, art, tout ce qui touche au vélo...
Partir dans le froid et se réchauffer petit-à-petit. Les copains sont nombreux au départ.
Les discussions vont bon train, notre vitesse de déplacement aussi.
au départ
Le soleil est déjà haut dans le ciel nous avons changé d'heure. Le groupe loisir devant nous est rapidement rejoins et dépassé.
Nous roulons à deux de front pour que le peloton ne soit pas trop longs. Toujours des voitures énervées qui klaxonnent avant de dépasser nerveusement.
Nous fonçons dans la vallée du Rupt de Mad, ça se réchauffe de plus en plus, j'ai presque envie de retirer mes gants.
Nous restons groupés, seuls quelques talus montés trop vite font perdre du terrain aux "moins en forme". Cela m'arrive aussi. Je me sent pas en grande condition. Mais comme le groupe est bien géré par son capitaine Vincent, tous se passe bien, le douceur de la température et du rythme permettent de se maintenir sans trop d'efforts dans les roues.
Nous suivons des départementales désertes et charmantes au dessus de Jarny.
Pause
Nous restons groupés entre Batilly et Vernéville, long faux plat montant avec vent de face. On s'abrite au mieux. Le vrai plaisir de rouler ensemble prend tout sons sens lorsque le peloton se transforme un un gros animal mouvant.
La vallée de Montvaux permet de pousser de bonnes pointes de vitesse dans la descente.
Ce matin, une seul petit degré au thermomètre à 8h30, lorsque je rejoins dans un brouillard à trancher au couteau le point de rendez-vous avec les copains.
Nous sommes une bonne trentaine. Deux groupes se forment : loisir et ambition. Ce dernier dans lequel je suis, pars vers le nord de Metz, à 21 cyclistes, sur un parcours établi par Vincent Boucher, qui nous garanti qu'il n'y aura plus de brouillard sur le plateau.
Effectivement, arrivé à Chatel Saint-Germain, le soleil apparaît, nous regaillardissant pour le moins.
Le moral repart à la hausse, même s'il n'était pas descendu si bas. Les couleurs d'automne des arbres de la vallée de Montvaux prennent une allure apaisante. Nous montons au train. Je suis devant avec mon homonyme, Pierre, qui n'a pas de compteur et qui a de bonnes jambes ce matin. Je lui indique de ralentir un peu pour qu'on reste groupé. Nous sommes de niveau assez disparate, et pour garder une bonne cohésion, en suivant les recommandations de Vincent, cette sortie doit faire ses 28 km/h de moyenne, pas plus.
Des nouveaux visages constituent le peloton. Mais ce matin je ne suis pas très causant. Mes jambes sont lourdes et je ne sais pas pourquoi.
Le froid ?
Nous avançons ainsi jusqu'à Briey, et continuons sur de superbes petites routes départementales peu fréquentées arrosées d'un soleil radieux. La température est montée. Il fait maintenant, huit à dix degrés.
Nous repartons vers le sud en direction de Metz avec un petit vent de face qui nous ralentis bien dans les long faux plats qui mènent à Jouaville. Après Gravelotte, nous prenons la descente sur Ars à fond, nous autorisant de bonnes petites pointes de vitesse en nous tirant la bourre comme si "on faisait la course" !
Puis retour au calme pour rentrer par Moulins. je quitte le groupe pour rentrer au plus direct à Woippy.
Cet après-midi, sortie en endurance avec les bons copains du mardi, Luciano Chollot, Christophe Staub, Dominique Tozzo, Bernard Viennot et moi, sur les petites routes départementales après Vigy, dans la forêt de Saint Hubert, en passant par Mussy-Lévêque et Condé Northen, où la petite route indiquée par le GPS existe vraiment en cherchant sur Google map je l'ai trouvée, elle avait l'air vachement bien !
l'embranchement vers cette route que nous n'avons pas vue
Nous avons roulé tranquille, sauf une grosse accélération Christophe et moi dans la côte de Haye, qui à foncé dans le faux-plat et j'ai eu toute les peines du monde à le rejoindre, mais il en a remis une couche le gaillard pour me distancer ! On à bien tapé dedans !
Le ciel vers Mussy Lévêque
Peu de soleil, presque quelques gouttes à un moment mais nous sommes resté au sec.
Ambiance automnale, température ressentie de 8° on supporte bien le coupe-vent et les chaussettes de mi-saison. Nous nous sommes séparé à Saint Julien, j'ai continué avec Christophe pour faire le Saint Quentin et le col de Lessy. On s'est séparé à Lorry. J'ai les jambes bien cuites.
Luciano, Christophe, Bernard, Dominique sur la route qui mène
C'est pas souvent mais ça arrive. Sous l'impulsion de Natale Barreca nous décidons de faire une sortie d'endurance ce samedi, départ 10h et retour vers 15h pour un Gran Fondo de 120 km.
au départ, photo Natale Barreca
C'est pas souvent, mais quand ça arrive c'est chiant : Marc Bettoni en roulant sur le secteur pavé du centre-ville, casse la fixation de sa tige de selle de son tout nouveau vélo, impossible de resserer, même en passant à la sympatique "Maison du Vélo" sorte de garage associatif rue des Tanneurs à Metz.
Marc se voit obligé d'interrompre sa sortie et doit rentrer chez lui, la selle basse. C'est triste. Ca me rappelle la mésaventure de Bernard Wirth il y a quelques mois.
Nous continuons, sortons de la ville en direction de la frontière allemande qui est à une cinquantaine de kilomètre à l'est de Metz.
Loïc et Pierre sous l'averse
Nous avons le vent de face et en duo, nous prenons des relais à tour de rôle. Je discute avec Matthieu Diez nouveau venu, qui à prit une licence FFC chez nous, mais est également licencié à la FFTT, Fédération Française de Tennis de Table ! Pour situer son niveau, il est dans les meilleurs régionaux et il classé 20, les amateurs comprendront. Moi par exemple, lorsque j'étais licencié au SMEC METZ début des années 2000, j'étais au niveau départemental, classé 65. C'est pas le même monde !
pause pipi, photo Natale Barreca
Nous arrivons sur les jolies routes vallonnées qui mènent à Waldwisse et puis nous passons la frontière. Natale me fait aussitôt remarquer que le comportement des automobilistes allemands est plus respectueux envers les cyclistes, ce que nous constatons. Egalement, en allemagne, pas de ralentisseurs. Un véritable confort.
Nous arrivons à Rehling Sierbourg. Malgré une suite de panneaux annonçant quelque chose comme des travaux nous tombons sur une route barrée, le pont qui franchit la Nied est en réfection. Aucun de nous n'a su décripter la langue de Goethe nous prévenant de cette route barrée !
Alexandre, Loïc, Bernard, Matthieu et Alex
On s'arrête un instant pour se ravitailler, car il fait assez froid en roulant, et nous avons déjà essuyé une averse. Nous repartons par une sorte de piste cyclable et rattrapons notre parcours. Le vent est enfin de dos. La vitesse moyenne augmente. Mais sous l'impulsion de Natale, chacun prend soin de ne pas faire de brusque accélération, et de veiller à ce que le dernier ne soit largué.
Notre groupe est bien homogène. Repassé la frontière en France, nous nous relayons en file montante/descendante et rejoignons St Julien-les-Metz sans encombre. Là nous nous nous séparons. Je rentre avec Alexandre Stenger jusqu'au porte de Lorry et rentre sur Woippy.