samedi 16 mai 2015

Avec le vent d'ouest...

Au départ, photo Natale Barreca
Nous sommes 21 à nous élancer de la piscine de Montigny, trois groupes se formeront un peu plus tard, car les niveaux sont disparates. Hélas la température est assez loin de ce nombre, à peine 15/16°.
Un groupe sur le 105 km, avec environ 1200 de D+, un autre sur le 82 km avec 800 de D+ et un troisième à une allure plus raisonnable sur le même parcours. Comme j'ai conçu le grand parcours en adaptant celui proposé par Fabrice, qui prend en main le 2e groupe, et que je veux escalader une suite de bosses, je pars avec le groupe 1.
Un point kilométrique à Onville, photo Natale Barreca
J'aurais peut-être pas dû...
Car dans ce groupe se trouvent certains de nos meilleurs coureurs, et de plus, j'ai de bizarres sensations après le rhume que j'ai attrapé mardi. Il est soigné, mais quelque chose ne tourne pas rond en moi, j'ai l'impression d'être affuté, sauf dés que le rythme s'accélère, je lâche tout de suite. Les portions de route où j'ai roulé seul me fournissait cette indication, en restant en dessous de 80% de ma FC max, ça passe, mais à 85/90% ça casse. Bon pas grave, les copains m'attendent régulièrement. Ca me gène toujours de faire ralentir le groupe.
On a continué ainsi jusqu'au pied de la côte d'Onville, où là certains ont coupés pour rentrer.
J'ai continué avec un petit groupe en restant derrière, attendu parfois par l'un ou l'autre ça permet de tenir un tempo. On a juste abdiqué arrivé à Chatel Saint Germain, devant le col de Lessy.
La fameuse vidange du cycliste en plein air, photo Natale Barreca

Nous rentrons au plus direct, il se fait tard et nous en avons assez.
Une bonne sortie de groupe, navré de pas avoir emporté mes jambes, je met ça sur le compte de la fatigue post-rhume. J'espère retrouver la forme pour les 3 ballons, pour au moins faire le grand parcours sur un rythme de randonnée. Je trouve que j'ai pas assez d'heures de selles en sorties longue, et cette année pas de sorties de d'acclimatation en montagne dans les Vosges vu mon emploi du temps.  Sinon, il me reste toujours la possibilité de faire le petit parcours, comme l'année dernière...

samedi 9 mai 2015

La route verte, pas encore assez mûr...

La Route Verte, de belles routes bien casses-pattes sillonnant l'ouest d'Epinal, avec une météo ensoleillée, température de 8° au départ, tout le monde s'habille en cuissard court, moi je garde les manches longues. Le VS2M est présent en force, 20 participants (dont une femme) sur le 150 et 3 participants (dont une femme) sur le 100. On est heureux de se retrouver dans les Vosges pour partager un moment unique pour notre jeune club.
les VS2M sur la ligne de départ, photo Pascal Roehm
Cette journée, hélas, verra un événement qui mettra un bémol à notre enthousiasme du départ, notre président, Jean Denis est tombé dans une chute collective, et s'est cassé la clavicule et a de multiples contusions. On est tous navrés à l'arrivée, (ceux qui ne l'ont pas appris sur la course), pour notre cher Jean Denis qui est hospitalisé à Epinal. Maël aussi à quitté la course pour l'accompagner.
On a une pensée pour Jean Denis et on lui souhaite un prompt rétablissement, et un retour rapide sur le vélo.
On apprendra plus tard qu'une personne est décédée d'une crise cardiaque sur le parcours de 150 kilomètres. Triste... Ca me fait prendre conscience de l'importance du passage chez le cardiologue avant de prendre une licence dans un club. Mais malgré tout on est pas à l'abris d'un arrêt cardiaque, surtout passé 50 ans...

Je reviens sur la course. Mon seul enjeu c'est de finir le grand parcours en gardant une vitesse moyenne de 32 km/h. Je n'ai encore jamais fait de cyclo de cette distance, je ne sais pas comment je vais tenir après le centième kilomètre qui me paraît être comme un cap à passer. L'année dernière j'ai participé au 3 ballons, 105 km, l'Arvan Villard, les deux étapes ne dépassant pas 100 km, la Charlie Gaul, 95 km, donc cette Route Verte doit me permettre de concrétiser mes entraînements en club. Après un départ neutralisé qui nous fait traverser Epinal, les mains crispées sur les freins, le départ est donné lorsque la moto qui nous ouvre la route accélére brutalement sur la route de Xertigny. Le peloton, bien nerveux embraye. On parcours la première heure à 37 km/h de moyenne. Dans une bosse, je perd contact avec les premiers et me retrouve dans un bon groupe dynamique ou les prises de relais se font régulièrement, jusqu'au 70 ème kilomètres, où là mon compteur affiche 35 km/h de moyenne.
dans le peloton, photo : Natale Barreca

A partir de là, je vais commencer à coincer par paliers. Le raidillon de Circourt que je franchis pas trop mal, par rapport à certains de mon groupe, entame sérieusement mes réserves. Je m'alimente environ toutes les demies-heures et bois tous les quarts d'heures. Puis je vais commencer à "faire l'élastique" en queue de peloton, décrocher, revenir...
J'ai choisi de ne pas m'arrêter aux ravitaillements, j'ai prévu assez de solides et de liquides dans mes poches : 3 pâtes d'amandes, 2 gel Isostar, 3 gels Aptonia, 2 bidon de 750 ml sur mes portes-bidons et 1 bidon de 500 ml dans ma poches dorsale, un peu gênant quand on se met en danseuse mais je serai bien content de le "têter" en fin de parcours !

Je perd encore du terrain mais parvient à me maintenir ensuite dans un groupe qui ramasse tous les cyclos éparpillés sur la route.
Au kilomètre 123, au moment de passer sur le petit plateau, je déraille dans une montée. Je suis obligé de m'arrêter et de remettre la chaîne. Lorsque je repart je vois le peloton déjà loin, et j'ai pas les jambes pour sprinter et me remettre dans les roues.
Dans la côte de Circourt, photo Virginie Listar

Alors je continue au train, seul, le soleil tape un peu fort et je commence à avoir trop chaud, donc je biberonne mon dernier bidon. J'aperçoit au loin un coureur isolé qui me sert de point de repère. Je grignote petit-à-petit du terrain sur lui. Entretemps, il est revenu sur un autre cycliste. Au 135 kilomètres je les rejoint. Je prend un relais un peu trop appuyé et part seul devant, la promesse de l'arrivée me redonne un peu d'énergie. Je rejoint un autre gars et là commence la dernière côte du parcours, "le chemin de la fontaine Goeury", une côte pas si dure que ça mais qui fait mal en fin de parcours, et dont le revêtement est particulièrement "tape-cul". Au sommet, il reste 5 kilomètres. Je tente de foncer pour gagner mon pari : finir La route Verte à 32 km/h de moyenne.
Comme l'arrivée se termine par une descente j'y parviendrai tout juste car après la dernière côte j'étais à 31,9 km/h.
Déjeuner sur l'herbe, photo Natale Barreca
A peine arrivé je cherche ma voiture pour boire une bonne eau pétillante que j'ai mis dans ma glacière. Après avoir rangé mes affaires je tombe sur Florent qui m'annonce la triste nouvelle concernant Jean Denis. Ensuite on se retrouve à une dizaine pour manger les spaghettis bolognaise sur l'herbe, tandis que les triathlètes du club sont en train de courir pour peaufiner leur entrainement !

On se dit qu'ils sont vraiment givrés nos triathlètes !



Le classement de notre valeureuse équipe sur le 150 km :

28e, Pierre Wechsler
29e Olivier Corps
34e Florent Gallion
38e Corentin Florence
41e Stéphane Coheleach
51e Phlippe Rocha
76e Eric Mantovani
81e Natale Barreca
82e Arnaud Szevo (9e de la catégorie - 30 ans)
107e Alexandre Stenger
142e Pierre Villemin
155e Bernard Wirth (4e de la catégorie + de 60 ans)
191e Fred Amella
211e Fabrice Boddaert
214e Damien Geoffroy

Sur le 100 km :
203e Pascal Roehm
229e Faustine Charmasson (5e féminine)


Tous le classement ici.

En ce qui concerne l'organisation, je n'ai que des remarques élogieuses à faire. A chaque carrefour était posté un signaleur, merci aux bénévoles présents, les ravitaillements... je ne peux rien en dire puisque je n'y ai pas goûté, mais j'ai remarqué que sur le second, des bénévoles tendaient des bouteilles d'eau au cyclos à la volée. L'accueil, au départ et à l'arrivée fut impeccable, et le repas chaud servi aux participants, spaghettis bolognaise, était servi en bonne quantité.
Un grand bravo aux organisateurs !

dimanche 3 mai 2015

Un nouveau pneu arrière...

Je remarque de plus en plus d'entailles dans mon pneu arrière Mavic Yksion Powerlink après 2500 kilomètres tandis que le pneu avant résiste mieux, c'est normal avec la traction, plus mon poids, l'usure s'accentue. Le précédent jeu de pneu avait tenu 3300 kilomètres...
Mais avec l'échéance de La Route Verte dans cinq jours je décide de commander un nouveau pneu arrière pour rouler en toute sérénité.
Ces pneus Mavic sont vraiment sécurisant sur routes verglacées, j'ai pu tester cet hiver, et sur routes mouillées.
Le Powerlink transmet l'énergie issue du pédalage, alors que le Griplink à l'avant assure une meilleure accroche sur le bitume. Personnellement, sans jeu de mot, j'adhère complètement à ces gommes !




samedi 2 mai 2015

Un Mont Sec par un fort taux d'humidité

Samedi matin, une fois n'est pas coutume nous partons de la piscine de Montigny pour une sortie longue en guise de préparation ultime à La Route Verte qui se déroule dans six jours à Epinal dans les Vosges.
Au départ, photo Natale Barreca
Nous sommes treize au départ pour un parcours de 140 kilomètres avec environ 1300 mètres de dénivelé. Le temps est gris, pas de pluie mais on ressentira tout au long, une humidité refroidissante. Il fait 7/8 ° à 8h30. Certains ont le cuissard court mais la grande majorité on les jambières. On roule sur un bon rythme. Très vite, Arnaud a une crevaison, au niveau de l'ancienne base aérienne d'Augny. Je crois qu'il a battu le record de Jean-Marc pour la crevaison la plus rapide après le départ d'une sortie ! Il n'est pas moins rapide pour réparer. Arnaud est un ancien compétiteur durant sa jeunesse, qui a repris le vélo depuis peu et qui se destine à faire la Marmotte cette année. En tout cas Natale l'a bien gonflé... son pneu.
Arnaud et sa crevaison, photo P. Villemin

Nous repartons sous un ciel chargé. On suis la route de Lorry Mardigny jusqu'à Bouxière-sous-Froidmont, une belle route bosselée, casse-patte, qui nous permet d'avancer en cadence sans trop forcer. On file après Blenod dans "La petite Suisse Lorraine" où il y a quelques année se déroulait la fameuse Flêche Lorraine. Un paysage bucolique, petits ruisseaux serpentant dans les champs, des vallons successif... Malgré la grisaille le panorama est appaisant.
Jean Marc, Arnaud et Fabrice bifurquent pour rentrer plus tôt.
Parmi nous, des participants au Liège-Bastogne-Liège Challenge nous racontent leur péripéties. Bernard V. à fait le 153 kilomètres, tandis que Natale et Jean Marc, le 273 kilomètres. Ces deux derniers sont encore marqués physiquement, mais on se dit aussi que la veille, les quelques bières belges qu'ils se sont enfilés aux Frères Berthom à Metz n'y sont pas étrangères...

Arnaud A, 17 ans et Bernard V, 69 ans. Photo P.Villemin
Sur les recommandations de Jean-Denis, La côte de Martincourt s'escalade d'abord doucement puis de plus en vite, elle étire notre peloton sur plusieurs kilomètres.
Ensuite un segment en montagnes russe les bosses de la D3 Sud-Ouest, dont je suis content de mon temps.
Ensuite après quelques faux plats vent de face, on arrive au Mont Sec, où se trouve un mémorial de l'armée américaine qui fût active sur ce territoire en 1918. Nous montons chacun à notre rythme, les jambes commencent à être lourdes, je parviens à rester au contact, et à améliorer mon temps de montée, (ce n'est pas difficile car je ne suis passé qu'une fois auparavant sur ce segment). Florent malgré ses pneus de 30 mm et son "Gravel Bike" arrive le premier au sommet !
Au Mont Sec, une bande de jeunes, photo Natale Barreca
Natale a le temps de faire une photo, on se ravitaille car nous sommes au kilomètre 92. Il en reste une quarantaine pour rentrer sur Metz et il est déjà 11h30 ! Le retour est assez vallonné avec le segment Dampvitoux qui est squatté par les coureurs du Tour de France 2012 qui passa par là.
On finit par la Croix Saint Clément côté ouest qui achève bien les chevaux et dont Jean Denis à ravi le KOM il y a une semaine.
Arrivé au sommet, on se dit que notre Route Verte est bien préparée et que la semaine qui suit, servira à "faire de l'affutage" uniquement.

J'ai l'occasion de parler avec Laurent qui a la même allure que Gérôme B., un copain cycliste du club AS L'hirondelle qui est un excellent grimpeur, tout comme Laurent d'ailleurs.
Je découvre aussi que Bernard V. est plus vieux de trois ans que Bernard W., ce qui en fait notre doyen incontestable. Il affiche 69 ans. Inutile de dire que sur son vélo, (je ne l'ai vu qu'en cette situation), il ne les fait pas ! Avec Loïc et Arnaud A. qui ont 17 ans, nous avions un bel échantillon représentatif d'un peloton de cyclistes à travers les générations : de 17 à 69 ans !
Les uns et les autres se séparent à l'entrée de Metz, il est tard, plus de 13h30, pour une sortie du samedi il faut que ça reste une exception...
Eric et Jean-Marc,
hier soir, débat entre passionnés. Photo Natale Barreca

Au final, 153 kilomètres en 4h46 et 1284 de D+, 31 km/h de moyenne.